• Dépliant-Fontenay-les-Briis
  • Une promenade dans Fontenay-les-Briis ....

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PRESENTATION DE FONTENAY-LES-BRIIS

TOPONYMIE

Nom d’origine romaine : fons, fontis : la source, qui a donné le dérivé fontana, fontaine ; et de braco : marais, transformé en bracium en latin, puis en brai en ancien français, signifiant terre lourde et boueuse.

  • Forêt Le Turpin (Fontenay-lès-Briis

HISTORIQUE

Au Moyen Âge

La première mention de Briis date de 670, mais on peut penser que le territoire fut occupé par les Romains.

En 838, Louis le Débonnaire donne à son fils Charles Le Chauve le pays de Châtres dont Fontenay-sous-Bries.

C’est vers 1200 qu’a dû être construite l’église.

En 1223, Bouchard de Fontenet, homme-lige du roi Philippe Auguste, doit faire la garde à Montlhéry pendant deux mois.

Ce qui forme aujourd’hui la commune de Fontenay était autrefois un ensemble de fiefs, avec manoirs et terres à Soucy, Verville et Arpenty. Mais ils étaient tous dans la mouvance de la châtellenie de Montlhéry. En 1328, le fief de Soucy appartient à Philippe IV de Valois qui le donne au prieuré des bénédictins de la Saussaye. Dans la seconde moitié du 14e siècle, les anglais ravagent la région. La peste sévit également à cette époque et la population est décimée.

En 1482, le fief de Fontenay-les-Briis appartient à un notaire, Guillaume Lamy, secrétaire du roi. Le fief de Soucy, lui passe aux Galernat puis à la famille Lenfernat, et, en1561, à Pierre Defite dont les descendants possèderont Soucy jusqu’en 1741.

Du 17e siècle à nos jours

En juillet 1659, Louis XIV érige en comté la seigneurie de Fontenay-les-Briis au profit de Jean de Bullion et de son fils Henri, tous deux conseillers au Parlement. En 1681, c’est le fief de Soucy qui est érigé en marquisat en faveur d’Henri de Bullion.

En 1738, Joseph Delaistre, gendre de Jean-Louis de Bullion, vend le domaine de Fontenay à André  Haudry, fermier général. Celui-ci achète le fief de Soucy en 1746 et pour la première fois réunit les deux fiefs de Fontenay et de Soucy. Mais en 1781, ruiné, ses biens passent aux mains de ses créanciers.

Au 19e siècle, la commune vit sans grande histoire. Les deux châteaux sont ou restauré ou reconstruit. L’activité économique est essentiellement agricole. Dès 1812, une sucrerie est installée par les propriétaires  de Soucy ; elle fonctionne jusqu’en 1840. Jusqu’à la seconde guerre mondiale, l’agriculture reste l’activité essentielle du village. Ces grands domaines ont aujourd’hui une activité à caractère social : le centre médico- chirurgical de Bligny, le château de Fontenay (centre de loisirs de la RATP)  et le domaine de Soucy accueillant le centre de loisirs de la Communauté de communes du Pays de Limours.

A VOIR

Eglise Saint-Martin
  • Eglise de Fontenay-lès-Briis

La construction de l’église remonte à la fin du 12e siècle. Elle a beaucoup souffert des violences des calvinistes sous le règne de Charles IX. En 1757, André Haudry, propriétaire du château de Soucy, la fait restaurer et construit la chapelle dite des Dames ou du château, agrandissant le chœur et la sacristie. En 1761, c’est au tour du clocher d’être refait. En 1859, Mme Thayer, propriétaire du château de Fontenay, finance de nouveaux travaux d’embellissement : démolition de l’ancien porche, construction d’un porche neuf entre l’église et la maison commune, ouverture d’une fenêtre au-dessus du porche, régularisation des fenêtres et réfection des vitraux à neuf, reconstruction du perron de la chapelle formant avant-corps sur la place, peinture de l’intérieur de l’église, restauration de la voûte de la nef qui menaçait de ruine.

C’est une église à nef unique à trois travées, éclairée par des baies en arcs brisés surbaissés et terminée par un chevet à pans coupés soutenu par de puissants contreforts. Le chœur est à voûte d’ogive et garni de boiseries de la seconde moitié du 19e siècle. La chapelle dite des Dames à laquelle on accède par un escalier, forme une excroissance du côté sud de la nef. Le clocher de section carrée est massif et peu élevé, percé sur chaque pignon de deux baies géminées fermées par des abat-son.

Fonts baptismaux néo-gothiques de 1866.

Confessionnal du  milieu du 19e siècle en bois sculpté et peint, de style rustique, inscrit en 1993.

A voir à l'intérieur
Chaire à prêcher

Cette chaire, de forme polygonale en chêne sculpté, présente sur le panneau central un bas-relief de Saint Martin partageant son manteau, évoquant le saint patron de l’église. La chaire est surmontée d’un abat-voix également polygonal couronné par une croix.

Pierres tombales du 16e siècle

D'Adrien de Lenfernat, seigneur de Soucy de 1529 à 1556. Cette dalle funéraire se trouvait dans la chapelle Saint-Eloi de Soucy. A la fin du 19e siècle, son propriétaire la donna au curé de Fontenay qui l’installa dans l’église.

Elle représente le défunt en armure, le casque à ses pieds, les mains jointes, la tête reposant sur un coussin, les pieds posés sur un lévrier. Aux quatre coins de la pierre, on peut voir les armoiries de la famille de Lenfernal : d’azur aux trois triangles d’or 2 et 1. On peut y lire : « ci-dessous gît noble homme Adrien de Lafernat écuyer, en son vivant seigneur de Soucy, homme d’arme de la compagnie de Monsieur le Prince de la Roche-sur-Yon lequel décéda le premier jour d’octobre 1556. Priez Dieu pour son âme. »

De Pierre Defite qui devint seigneur de Soucy en 1561, où il décède en 1586. Sa pierre tombale fut transférée de la chapelle de Soucy à l'église de Fontenay-les-Briis.

 

Mairie

En 1833, la commune de Fontenay achète une maison  proche de l'église pour servir d'école.

Ce bâtiment a la particularité d’être relié à l’église par un porche construit en 1859 entre les deux édifices. Mais au fil des années, la bâtisse se dégrade et il devient de plus en plus coûteux de la faire réparer. De plus, Fontenay, n'ayant pas de véritable mairie, la municipalité  décide, en juillet 1878, de construire une mairie-école qui  est inaugurée le 1er octobre 1880.

Construite en pierre du pays avec un soubassement en pierre  meulière taillée.

La mairie de forme irrégulière, comprend une tour carrée rappelant le clocher de par sa forme et sa toiture à quatre pentes. L’ancienne porte d’entrée en anse de panier est surmontée d’un gâble en accolade taillé dans les voussoirs de l’arc. L’ensemble église-mairie est tout à fait original.

Il est à remarquer, sur le pignon sud du bâtiment, un très rare baromètre de forme ronde qui a été restauré en 2009.

Château
  • Chateau de Fontenay-lès-Briis

Château construit vers 1640 par la famille de Signac, peut-être à l’emplacement d’un manoir médiéval.

En 1738, un pont-levis entièrement métallique (le premier de cette sorte) est installé au-dessus des fossés entourant le bâtiment. En 1854, le château délabré est entièrement restauré par Mr Thayer . Acheté par la famille Chardin en 1870, il reste sa propriété  jusqu’en 1937, date à laquelle il est racheté par le syndicat CGT du Personnel de la Société des Transports en Commun de la Région parisienne. Actuellement, le comité d’entreprise de la RATP en a fait un centre de loisirs pour ses agents.

Le château de style néo-classique, bâti au milieu d’un vaste parc, est constitué d’un corps central rectangulaire flanqué en façade de  deux pavillons légèrement saillants. La toiture est à quatre pentes avec des lucarnes en façade interrompant l’avant-toit. Tout autour du château un grand parc un peu sauvage.

Lavoir et Fontaine Bourbon
  • Fontaine de Fontenay-lès-Briis

Le 15 novembre 1846, M. Hailig, seigneur de Fontenay, donne à perpétuité à la commune, l’usage de la source de la fontaine Bourbon et du lavoir. Cette fontaine fournissait l’eau potable aux habitants de Fontenay, qui avaient  l’autorisation d’y laver leur linge. En 1878, le nouveau propriétaire du château conteste les droits de la commune sur le lavoir. Un jugement du tribunal de paix de Limours lui donne raison et la commune devra attendre 1939 pour le racheter.

Ce lavoir, bâti au début du 19e siècle, présente la forme d’un atrium avec une toiture inclinée vers le bassin central pour recueillir les eaux de pluie. Le toit en tuiles, construit en 1863, repose sur une charpente en bois soutenue par des piliers métalliques. Un mur en pierre élevé en 1871, protégeait  les laveuses des vents du nord.

Le lavoir a conservé sa poutre pour égoutter le linge. Un rocher porte une inscription datant de la construction du lavoir : « je me plais à vous servir ».

Domaine de Soucy

Dès le 13e siècle, les textes mentionnent le domaine de Soucy et sa chapelle Saint-Eloi. Un premier château datant du 17e siècle, en ruine, est démoli vers 1843. Il est reconstruit en 1862 et agrandi à la fin du 19e siècle.

A cette occasion, les communs ont certainement été modifiés ; l’aile droite du bâtiment est transformée pour créer une symétrie générale des ouvertures de façade.

En 1905, la famille Ferdinand-Dreyfus achète le domaine. Après la mort de Charles Ferdinand-Dreyfus en déportation, ses héritiers laissent le château à l’abandon et il tombe en ruine. En 1958, la chambre d’agriculture de Seine-et-Oise rachète le domaine et démolit le château en 1964.

 De l’ensemble, il ne reste que les deux pavillons d’entrée du 18e siècle, la chapelle Saint-Eloi, construite au 17e siècle et  restaurée ainsi que la basse-cour. Ces communs comprenaient granges, écuries, étables, poulailler, toits à porcs et six remises doubles pour les voitures.

Très grand parc aménagé ouvert au public et étang où la pêche est autorisée.

Ferme de Bel-Air

La ferme de Bel-Air est mentionnée au 18e siècle comme faisant partie du domaine de Soucy.

En 1905, Charles Ferdinand-Dreyfus l’achète en même temps que le château de Soucy. Il y fonde en 1919, une ferme d’apprentissage agricole. Ce centre, d’abord réservé aux pupilles de la Nation puis aux fils d’agriculteurs, forme des apprentis en trois ans de 1919 à  1958. Depuis cette date, propriété de la Fondation Ferdinand-Dreyfus et de l’AVEGE, la ferme de Bel-Air a eu une vocation d’apprentissage, même si les activités enseignées ont été diversifiées. Fermé en ?  Ce CFA va être transformé en centre d'accueil pour autistes.

Théâtre de Bligny

La Société des Sanatoriums Populaires pour les Tuberculeux Adultes de Paris, est créée en juin 1900. Après avoir acquis le château de Bligny, installé dans un parc de 85 ha, l’architecte Lucien Magne dresse les plans d’un établissement modèle. Un premier bâtiment réservé aux hommes est ouvert en 1903, un autre pour les femmes en 1909. Deux autres pavillons voient le jour en 1913 et 1914.

Pour distraire les malades soignés à Bligny, pendant de longs mois, un théâtre est construit  dans les années trente. L’affiche du théâtre alterne le cinéma et la scène. De nombreux artistes de renom s’y produisent : Bourvil, Renault-Barrault, Noël-Noël, Jean Nohain, Pierre Dac, De Funès, Poiret et Serrault.

Détrôné par la télévision dans les chambres des malades, le théâtre baisse une dernière fois le rideau en 1970.

Restauré en 2004, il propose désormais aux malades et aux habitants du secteur un programme varié d'activités théâtrales et musicales.

Les divinités païennes du jardin-musée de Robert Le Lagadec

Au milieu d'une prairie, quinze sculptures métalliques bravent la pluie, le soleil et le vent. Elles sont noires, aériennes, sauvages. Leurs mains sont des griffes d'acier, leurs visages de terribles mufles de métal déchiré. Leurs corps éclatés se terminent en queue de reptile. "Des idoles que je dresse vers le ciel",  "J'invente un culte artistique dédié aux forces primitives. Je veux laisser une trace de métal derrière moi" disait leur créateur Robert Le Lagadec, leur créateur contemporain.

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